Programme d’Investissement Forestier du Burkina Faso : des avancées significatives dans le rapport d’activités 2017 à soumettre au Fonds d’Investissement pour le climat (CIF)

Conformément aux procédures du Programme d’Investissement Forestier (PIF), le Burkina Faso soumet chaque année un rapport d’activités à l’Unité Administrative du Fonds d’Investissement pour le Climat ( UA/CIF). Cette année encore, ledit rapport est attendu au niveau international à la date du 30 juin 2018. Pour ce faire, le Programme d’Investissement Forestier du Burkina Faso a organisé le vendredi 22 juin un atelier National de validation de la version provisoire du rapport élaboré par le comité technique.

Procéder à une revue participative du rapport provisoire produit par le comité technique, produire une version finale validée du rapport et formuler des recommandations en vue d’une amélioration de la performance du Programme, ce sont les objectifs de l’atelier tenu le 22 juin 2018 à Kombissiri. Environ soixante personnes venant des structures techniques partenaires du PIF et des ONG et association ont participé à cette rencontre. Les travaux ont été présidé par le Coordonnateur National du Programme, représenté par Monsieur Samuel YEYE, Conseiller Stratégique du PIF. Dans son mot d’ouverture, il a rappelé que le rapport d’activités du PIF a été « élaboré selon un canevas proposé par le CIF. Il contient des informations précises sur « l’augmentation des stocks de carbone, les avantages connexes, la gouvernance, le régime foncier, le renforcement des capacités, la théorie du changement, la contribution du PIF aux activités REDD+ et la participation des parties prenantes ». Ce sont ces différentes thématiques consignées dans le rapport provisoire qui ont été soumises à l’appréciation des participants. Selon, Mme YAMEOGO Pauline, Expert en suivi-évaluation du PIF, l’’élaboration du rapport 2017 du PIF a, respecté les exigences de rapportage du CIF à savoir la participation et l’implication des parties prenantes, l’apprentissage et la génération des connaissances, la synergie d’action entre le PIF et ses partenaires et l’assurance qualité du rapport produit.

Un rapport provisoire riche en informations

Le rapport d’activités 2017 du Programme d’Investissement Forestier du Burkina Faso affiche des réalisations concrètes aussi bien au niveau des forêts qu’au sein des terroirs communaux. Concernant les réalisations au niveau des forêts, le PIF a procédé à la mise en défens de 1295 ha et à la mise en terre de 49 500 plants sur 495 ha de forêt. Ce reboisement a contribué à augmenter la quantité de carbone séquestrée de 43 323 Tonnes de CO2 équivalent. Treize (13) treize espèces ont été consensuellement retenues par les acteurs du reboisement. Il s’agit de l’Adansonia digitata, l’Acacia nilotica, l’Anacardium occidentale, le Khaya senegalensis, le Parkia biglobosa, le Sclerocarya birrea, le Ziziphus mauritiana, le Ceiba pentadra, Detarium microcarpa, l’Azadirachta indica, l’Afzelia africana, l’Acacia senegal, et l’Acacia albida. Pour faciliter le développement de l’apiculture améliorée, 900 ruches et accessoires ont été acquis et octroyés aux jeunes membres des Comités de Gestion des Forêts. Pour réduire les pressions anthropiques à des fins énergétiques sur les forêts, le PIF a réalisé 118 bio digesteurs dans la région de l’Est. Les co-bénérficices enregistrés autour de ces activités sont assez importants. En effet, le rapport indique que 1180 personnes sont directement bénéficiaires des bios digesteurs. Les activités de reboisement, d’entretien des plants et de surveillance des forêts ont créé environ 4125 emplois temporaires au profit des membres des Comités de Gestion Forestière (CGF). Concernant les activités de renforcement des capacités menées en 2017, le PIF a formé 422 personnes sur la vie associative. En outre, 149 personnes ont été formées sur les bonnes pratiques agro- sylvo- pastorales.

Sur le plan de la communication et de la mobilisation sociale, 1605 acteurs ont été sensibilisés à intégrer la REDD+ dans leur quotidien/changement de comportement. Aussi la revue à mis parcours du Projet de Gestion Participative des Forêts Classées pour la REDD+ (PGFC/REDD+), un plan de mobilisation a été élaboré et validé par la Banque Africaine de Développement (BAD). La mise en œuvre de ce plan a permis la signature de cinq (05) conventions avec des radio locales pour réaliser et diffuser des émissions radiophoniques a but d’information et de sensibilisation sur la gestion durable des forêts. En plus de cela, trois journées régionales ont été organisée respectivement dans les Régions du Centre-Ouest, de la Boucle du Mouhoun et de l’Est. Pour un meilleur encadrement technique des activités, des protocoles et conventions ont été signés avec dix-huit (18) structures techniques des ministères concernés par le Programme, des ONG et des Associations. Sur l’ensemble des activés menées, le PIF a appliqué le quota de 30% de participation féminine, comme recommandé par le CIF. Enfin, l’année 2017 a été marquée par prise d’un arrêté de création du Centre National de Formation sur la REDD+ (CENAFO/REDD+) et le lancement d’un processus d’élaboration d’un guide de planification et de sécurisation foncière des investissements à vocation REDD+ au profit des collectivités territoriales avec l’ONG NCBA-CLUSA

Une validation à l’unanimité

Le rapport d’activités du Programme d’Investissement Forestier (PIF) à soumettre au Fonds d’Investissement pour le Climat (CIF) a fait l’objet d’amendements par les participants à l’atelier de Kombissiri. Ces amendements ont été formulés à travers des travaux de groupe et des séances de restitution et de validation en plénière. En plus des observations mineures faites sur la forme du document, les participants ont souhaité que le Programme puisse évaluer et consigner dans le rapport la quantité de carbone équivalent séquestré à travers la diffusion de certaines innovations comme les foyers améliorés et les ruches.  Sous réserve d’une prise en compte de ces amendements, les participants ont adopté à l’unanimité le Rapport d’activités 2017 du Programme d’Investissement Forestier (PIF) à soumettre au Fonds d’Investissement pour le Climat (CIF).

Thierry Rolland N. OUEDRAOGO

Expert en communication  / PIF-Burkina

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