Payements pour Services Environnementaux (PSE) : Les modèles du Programme d’Investissement Forestier (PIF)

Les services environnementaux, peuvent se définir comme des services que des hommes se rendent entre eux pour accroitre la qualité et la disponibilité de certains services écosystémiques. Il convient donc de faire la nuance entre services environnementaux et services écosystémiques qui eux, sont des bénéficies que l’Homme retire de la nature. Quant aux payements pour services environnementaux (PSE), ils consistent à rémunérer aux résultats et sur une base contractuelle des acteurs pour les inciter à adopter des bonnes pratiques d’usage des terres. Les PSE sont donc des instruments contractuels et incitatifs qui combinent idéalement deux dimensions : (i) une dimension d’engagement de conservation et (ii) une dimension d’investissement sur les espaces collectifs ou familiaux. L’approche d’intervention du PIF à travers le PGFC/REDD+ privilégie la participation des populations dans toutes les étapes du projet, cependant, force est de constater que le concept de PSE n’a été véritablement formalisé que suite aux conclusions d’une étude commanditée en 2017 après la revue à mi-parcours dudit Projet.

L’étude a concerné cinq forêts pilotes, à savoir la zone pastorale de Tapoa-Boopo dans la Région de l’Est pour sa vocation sylvopastorale, les forêts classées de Tiogo et de Tissé  dans les Régions du Centre-Ouest et de la Boucle du Mouhoun pour une vocation d’aménagement sylvicole, et les réserves totale et partielle de faune de Bontioli dans la Région du Sud-Ouest pour leur vocation faunique. L’étude a proposé Six (06) modèles de contrats PSE (individuels et collectifs). Chaque modèle est adressé à une problématique spécifique. Le premier modèle est un contrat collectif pour la maîtrise des feux de brousse. Ce type de contrat est porté par les Comités de Gestion Forestière. Le deuxième modèle est un contrat individuel adressé à la problématique de la dégradation des champs riverains des forêts. Ce modelé a pour objectif de restaurer les ressources forestières à travers la pratique de l’agroforesterie. Le troisième modèle est également un contrat individuel pour la production du fourrage et la protection des champs fourragers par des plantations de haie vives. Le quatrième modèle de contrat individuel quant à lui s’intéresse à la problématique de la gestion du fourrage forestier, avec pour objectif d’amener les éleveurs producteurs à augmenter leur production fourragère pour vendre le surplus a ceux qui en ont besoin. Le cinquième modèle porte sur la régénération naturelle assistée (RNA). Ce contrat individuel est orienté vers les propriétaires des champs riverains des forêts, afin de les amener à protéger les espèces qui poussent naturellement dans leurs champs. Enfin, le sixième modèle porte sur la promotion du « maraichage bio » afin d’éviter l’utilisation des pesticides et en protégeant les champs avec des haie vives.

Thierry Rolland N. OUEDRAOGO

Expert en communication / PIF – BF

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