Réduction des émissions : Vers l’écriture d’un droit carbone

Le Programme d’Investissement Forestier (PIF) a organisé, le mardi 10 Août 2019 à Ouagadougou, un atelier national de validation d’une étude sur l’analyse du droit carbone. La rencontre présidée par Monsieur Sibidou SINA, Secrétaire général du Ministère de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique, a été l’occasion pour les parties prenantes du processus REDD+ du Burkina Faso d’engager les discussions sur la notion de droit carbone.

L’ouverture de l’atelier a été présidé par le Dr. Sibidou SINA (au centre), Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement de l’Economie Verte et du Changement Climatique

Partager les résultats de l’étude sur l’analyse du droit carbone et recueillir les contributions et les préoccupations des acteurs, en vue de parvenir à une qualification juridique adéquate et pratique de la notion de droit carbone. C’est l’objectif de l’atelier national de validation, organisé le mardi 10 Septembre 2019 à Ouagadougou, par le Programme d’Investissement Forestier, avec la participation de représentants de l’administration publique, des partenaires techniques et financiers, de la société civile et du secteur privé intervenant dans le domaine de la sauvegarde de l’environnement et des ressources naturelles. La clarification du statut du carbone répond à la nécessité pour l’Etat de se conformer à cette exigence, dira le Secrétaire General du MEEVCC qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux. La phase I de processus REDD+, implique en effet à la mise en place d’un cadre habilitant pour les investissements. Selon SIBIDOU SINA, l’atelier est une occasion pour les acteurs de préciser la nature juridique du carbone et de déterminer les règles qui lui sont applicables. Pour Georges KUATE, la clarification du statut du carbone servira à déterminer la nature des activités nécessaires pour réduire la quantité de CO2 dans l’atmosphère, mais aussi pour amoindrir les impacts du changement climatique.

« Avec le changement climatique, le carbone devient un actif… », George KUATE KUATE

Pour Georges KUATE KUATE, il est nécessaire que les acteurs qui vont conduire les activités REDD+ participent à la décision, d’autant plus que chaque pays a la flexibilité de déterminer ce qu’il veut et que la clarification du statut du carbone va déterminer la nature des activités qui seront menée par la suite pour réduire les impacts du changement climatique, L’assistant technique international REDD+ explique qu’avec le changement climatique, « le carbone devient un actif comme tout actif ; il a donc besoins d’une légisfération. Etant donné que c’est un concept nouveau, il est intéressant pour chaque pays qui s’engage dans un processus comme la REDD+, de clarifier le statut du carbone. ». La clarification du droit carbone ouvrira la voie vers le marché de carbone, un système d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre, de crédits carbone et de quotas.

Mathieux Wemaere : consultant spécialiste en droit carbone a outillé les participants sur planification des droits carbone dans le cadre de la REDD+

 

Nouroudine Lenoble LOUGUE

Assistant en Communication / PIF-Burkina Faso

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