Le Comité Technique de Suivi des Infrastructures du PIF visite les réalisations faites dans le Centre-Ouest et dans la Boucle du Mouhoun

Du 12 au 14 février 2020, le Comité Technique chargé du suivi des infrastructures du PIF a effectué une tournée dans les Région du Centre-Ouest et de la Boucle du Mouhoun. L’objectif de cette sortie est de constater l’état d’avancement les réalisations faites par le PIF dans le cadre du Projet de Gestion Participative des Forêts Classées pour la REDD+ (PGFC/REDD+) et tirer les leçons et expériences qui s’imposent pour une finalisation diligente des infrastructures.

La plateforme multifonctionnelle de Oualou fait la fierté des femmes du village

A l’échelle des deux Régions visitées, le Comité a visité le Centre National de Formation sur la REDD+, deux magasins de stockage de Produits Forestier Non Ligneux (PFNL), deux Adductions en Eau Potable Simplifiées à exhaure Solaire (AEPS) deux plateformes multifonctionnelles, deux marchés de fourrage annexés de fenils et un marché de bois. D’une manière générale, la mission a constaté que la plupart des chantiers sont bien avancés et devraient être réceptionnée d’ici la fin du mois de mars, date finale des investissements du PGFC/REDD+. La mission a félicité le PIF pour la mise en marche effective des plateformes multifonctionnelles qui font aujourd’hui le bonheur des femmes dans les villages bénéficiaires. Concernant le Centre National de Formation pour la REDD+ (CENAFOR-REDD+), le Dr. Sibidou SINA, Secrétaire Général du Ministère en Charge de l’Environnement et président du Comité « On peut se satisfaire de l’état d’avancement des travaux. Nous sommes pratiquement à la fin des travaux qui étaient prévus. Qu’il s’agisse du mur de clôture ou salles de formation et des logements il faut reconnaitre les travaux sont pratiquement terminés ».  L’entreprise chargée du control des travaux quant à elle se veut rassurant par rapport au respect du délai du 30 mars 2020 pour l’achèvement du chantier. Au-delà du CNAFOR-REDD+, les in frastructures réalisées par le PGFC/REDD+ contribueront à la gestion durable des forêts. C’est pour quoi le Directeur Général des Eaux et Forêts, chef de corps a tenu à saluer les investissements réalisés par le PIF. «. Les infrastructures du PIF viennent à point nommé. Aujourd’hui on a des services écosystémiques que les forêts offrent, Il fallait un moyen pour les mettre en évidence. Elles vont contribuer à mieux organiser et à structurer l’exploitation et la valorisation des produit forestier non Ligneux le tout dans un hélant de préservation des ressources forestières ». a-t-il souligné.

 

Quelques chantiers en souffrance

 

Le chantier de la base vie forestière de Tchériba (Boucle du Mouhoun) attend d’être achevé

Au cours de la visite, le comité a dénombré deux chantiers en souffrances. Il s’agit de la base vie des forestiers de Tchériba et le marché de bois de Oualou dans la Région de la Boucle du Mouhoun. Ces chantiers sont en arrêts pour des raisons d’ordre économique. Pour lever ces difficultés, le Comité s’est engagé à organiser une rencontre de concertations qui regroupera les entreprises chargées de l’exécution des marchés et le PIF afin de trouver les solutions idoines qui permettront de pouvoir achever les chantiers à bonne date. En plus des chantiers en arrêt, le Comité a pu constater les dégâts causés par des individus mal intentionnés sur les bâtiments réhabilités par le PGFC/REDD+ au sein de la base vie des forestiers de Tiogo (Centre-Ouest).  Cette situation est consécutive à une altercation entre forestiers et orpailleurs anarchiques dans la commune de Zamo. L’altercation qui a malheureusement entrainé la mort d’un orpailleur est survenu lors d’une opération de police forestière. En guise de représailles, les orpailleurs se sont attaqués au installations et infrastructures de l’administration forestière dont la base vie de Tiogo (Centre-Ouest). Selon Monsieur Pamoussa OUEDRAOGO, Directeur Général de l’Economie Verte et du Changement Climatique, « c’est une situation qui est regrettable. Mais le point positif est que le Comité de Gestion Forestière (CGF) de la Forêt Classée de Tiogo n’est pas responsable de ce qui est arrivé. Mieux, le CGF s’est impliqué dans la sensibilisation. En termes de perspective, je pense qu’il faut intensifier les activités de sensibilisation. Concernant la réparation des dégâts, nous allons mener la réflexion avec le CGF pour voir si les fonds qui sont générés à partir de l’exploitation de la forêt peuvent contribuer remettre à niveau les infrastructures détruites. Ce sera un bel exemple de contribution des populations et un facteur de sensibilisation qui permettra aux communautés de comprendre que ce sont leurs investissements qu’ils sont en train de détruire aux détriments de la forêt ». Les infrastructures réalisées dans le cadre du Projet de Gestion Participative des Forêts Classées pour la REDD+ contribueront à la gestion Durable des Forêts.

 

Thierry Rolland N. OUEDRAOGO

Expert en communication  / PIF-Burkina Faso

 

 

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