Mise en œuvre de la REDD+ : La participation du secteur privé au cœur d’un double atelier  

 

Le secteur privé jouera pleinement sa contribution dans la mise en œuvre de la REDD+. C’est ce qui ressort des deux ateliers d’information et de concertation organisés par le Secrétariat Technique National REDD+, pour jeter les bases de l’implication de cette catégorie de parties prenantes dans le processus. Après les acteurs du secteur privé intervenant dans les chaines de valeur des cultures céréalières et de culture de rente, les 20 et 21 février 2020, c’était au tour de ceux qui œuvrent dans les chaines de valeur des filières karité, anacarde, bois-énergie et de production animales, les 25 et 26 février 2020.

De Gauche à Droite, Jean Bosco SO, Coordonnateur National du PIF, Kimsé OUEDRAOGO, représentant du Secrétaire Général du MEEVCC, et Mamadou BATIENE, Point Focal National PIF-REDD+

La REDD+ est un processus national dont le succès nécessite l’implication de toutes les parties prenantes. Fort de cela, le Secrétariat Technique National REDD+ (STN/REDD+) a organisé des ateliers d’information et de concertation avec le secteur privé. D’abord, avec les acteurs intervenant dans les chaines de valeur des cultures céréalières et de culture de rente, ensuite avec ceux des chaines de valeur des filières karité, anacarde, bois-énergie et de production animales, les échanges ont permis de s’accorder sur des actions de synergie pour leur bonne implication dans la mise en œuvre de la REDD+. Pour le représentant du Secrétaire Général du MEEVCC qui s’est ravi de l’initiative, c’est avec la participation de toutes les parties prenantes que le Burkina Faso pourra présenter les meilleurs résultats de son engagement dans la REDD+. « Les questions environnementales et de développement d’un pays ne peuvent trouver des réponses adéquates et durables que sur la base du partenariat, de la collaboration et de la concertation avec tous les acteurs, à travers une approche participative, tant dans l’action que dans la réflexion. Un des grands principes conduisant à la mise en œuvre d’une stratégie nationale REDD+ forte et cohérente, est la prise en compte du caractère multi-acteurs et multi sectoriel de la démarche. », a expliqué monsieur Kimsé OUEDRAOGO.

La REDD+, c’est aussi le changement de comportement envers l’environnement et la forêt

Pour monsieur Kimsé OUEDRAOGO, la REDD+ doit être l’affaire de tous.  « Il est important que tous les secteurs soient informés sur cette initiative et contribuent avec leurs idées, leurs préoccupations à enrichir le processus de sorte qu’à la fin, ce soit quelque chose qui sorte de la Nation. Ce n’est pas un produit qu’on veut imposer aux gens mais que ce soit le fruit de leurs efforts, leurs réflexions. », a indiqué le représentant du Secrétaire général du MEEVCC. Selon le Coordonnateur National du Programme d’Investissement Forestier, le secteur privé constitue un « groupe très important » dans la mise en œuvre de la REDD+. Aussi a-t-il souhaité que les ateliers débouchent sur des recommandations pertinentes afin de parvenir à une réelle synergie entre les parties prenantes du processus. Monsieur Jean Bosco SO est convaincu que « la transformation que nous cherchons, celle qui consiste en un changement de comportement envers l’environnement et la forêt, doit partir de la sensibilisation, de l’information régulière pour une réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts ».

 

Nouroudine Lenoble LOUGUE

Assistant en communication PIF-Burkina Faso

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