Processus REDD+ ; le Burkina Faso adopte son rapport d’étude sur les bénéfices non carbone

Le lundi 03 juin 2020, s’est tenu dans la salle de conférence du Ministère de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique un atelier national pour la validation du rapport final de l’étude sur l’identification et la priorisation des bénéfices non carbone dans le processus REDD+ au Burkina Faso. Présidé par le Secrétaire Général du Ministère en charge de l’environnement, l’atelier a regroupé des experts venus de divers horizons, tous parties prenantes du processus REDD+ du Burkina Faso.

 

Le rapport de l’étude portant sur l’identification et la priorisation des bénéfices non carbone dans le processus REDD+ au Burkina Faso est riche en information et en données stratégiques.  Piloté par le Dr. KABORE Augustin, l’étude a démontré qu’il existe, dans le processus REDD+ au Burkina Faso, des bénéficies non carbone liés aux domaines suivants : l’amélioration de la gouvernance des forêts, l’amélioration du régime foncier (terres et forêts et des droits (légaux et coutumiers), la promotion des pratiques de bonne gouvernance (planification territoriale, sécurisation des investissements, mise en place de comité de gestion, etc.), l’autonomisation des communautés locales en lien avec les questions d’équité entre les sexes, la fourniture des services écosystémiques, la préservation et la conservation de la biodiversité, la protection des bassins hydrographiques et le maintien des régimes hydrologiques. L’étude a également établie une cartographie des bénéfices potentiels non carbones en fonction des régions couvertes. Pour chaque option stratégique de la REDD+, l’étude a fait une proposition de bénéfices non carbone qui contribueraient à optimiser l’atteinte des objectifs de l’option. Après avoir établi les cartographies des potentiels bénéfices non carbones dans les zones couvertes par l’étude, le consultant a identifié les bénéficiaires des bénéfices non carbones. Il s’agit précisement des acteurs de la préparation à la REDD+, des organisations professionnelles, les ONG locales, des coutumiers, des services techniques déconcentrés, des concessionnaires, des exploitant de Produits Forestier Non Ligneux (PFNL) et des entrepreneurs forestiers ont été retenus. Concernant le suivi-évaluation des bénéfices non carbones, l’étude a suggéré de s’appuyer sur l’Observatoire National de l’Environnement et du Développement Durable (ONEDD) qui dispose déjà d’une liste assez fournie d’indicateurs du développement durable pouvant servir dans le cadre de la REDD+. Après avoir pris connaissance des orientations formulées par le consultant pour une prise en compte des bénéfices non carbones dans le mécanisme de partage des bénéfices de la REDD+ au Burkina Faso, les participants ont validé les résultats de l’étude à l’unanimité.

 

Thierry Rolland N OUEDRAOGO

Expert en communication – Pif/Burkina

 

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